La mondialisation est un véritable défi pour les citoyens. C'est un problème complexe pour lequel Albert Jacquard proposait des solutions pratiques et réalistes.

By Guillaume Paumier (user:guillom) - Own work, CC BY 3.0, Link

Albert Jacquard à la Fnac Toulouse Wilson en mai 2009 à l'occasion de la publication de son dernier livre : Le compte à rebours a-t-il commencé ?

Pour une Communauté culturelle méditerranéenne

Extraits des actes des 3èmes rencontres citoyennes de Romans, des 4, 5 et 6 avril 1997, Organisées par la Fédération des Œuvres Laïques de la Drôme, le Cercle Condorcet de la Drôme, la ville de Romans … avec le soutien du Conseil général de la Drôme et de la Ligue de l’Enseignement. Édition Bruno Leprince, 1998

Ce monde qu’on évoque, c’est notre planète, c’est la terre des hommes

Cette terre des hommes, il faut déjà la revoir autrement que nous avons appris à la regarder.

Nous avons tous encore en tête ces planisphères qu’il y avait sur les murs des écoles. Ces planisphères nous trompent. Elles nous montrent une terre ou le Canada et la Sibérie sont immenses et le Bangladesh très petit.

Dès que je serai ministre de l’Éducation nationale, je proposerai de les supprimer tous et de les remplacer par des planisphères démographiques ou la surface accordée à chaque nation ou continent est proportionnelle, non pas à sa superficie, mais à sa population. Le Canada serait alors tout petit, la Sibérie également toute petite, et le Bangladesh très grand. Ce qui est important dans cette nouvelle représentation de la terre des hommes, la vraie terre des hommes, où ce sont les hommes qui comptent et non pas les kilomètres carrés, c’est qu’en mettant à côté du planisphère d’aujourd’hui, le planisphère d’hier et celui de demain, je mettrai en évidence une dérive des continents humains et démographiques. La dérive géographique des continent, on la connaît ; mais elle se fait lentement.

En 150-200 millions d’années, l’Amérique du Sud et l’Afrique se sont séparées, l’Inde est partie de l’hémisphère sud, est remontée vers l’hémisphère nord : tout cela est long. Par contre, la dérive des continents humains est très rapide. Entre aujourd’hui et un demi-siècle, trois-quart de siècle, cette carte que je voudrais présenter à tous les petits enfants va complètement se transformer. Bien sûr, l’Europe et l’Amérique du Nord vont avoir la même forme, mais l’Asie va être multipliée par 1,5 (50% de plus), l’Amérique latine va être doublée et l’Afrique va être triplée.

Par conséquent, le monde pour lequel il nous faut faire des projets dès maintenant, c’est un monde qui sera passé de 6 milliards aujourd’hui à 9 milliards demain, avec des hommes ayant une répartition complètement nouvelle. C’est cela le monde de demain. Sur ce monde, nous allons donc être très nombreux. On peut vivre, mais il faut s’arranger pour vivre ensemble les uns avec les autres.

Et pour cela, au minimum, il faut avoir un certain regard sur nous-mêmes.

Ces hommes, qui sont-ils donc ?

Si ce sont des consommateurs, des producteurs, ils ne m’intéressent guère, mais qu’est-ce que je mets à la place ? Le biologiste peut raconter quelque chose de merveilleux : ces hommes sont le résultat d’une évolution, tout le monde le sait, mais on se trompe sur le mot « évolution ». On imagine simplement l’évolution de 3 milliards d’années de ce qu’on appelle les être vivants : ça n‘est pas suffisant. Les êtres vivants ne sont pas séparés du reste du cosmos. En fait, l’évolution qu’il faut évoquer, c’est bien plus beau.

C’est l’évolution qui a commencé juste après le big-bang, quand le cosmos était dans un état lamentable : une purée sans intérêt, qui peu a peu a créé des objets de plus en plus riches, et on peut raconter tout le savoir de l’univers comme un mouvement permanent vers toujours plus de complexité, toujours plus de pouvoir et, à l’extrême limite, un objet qui a gagné aujourd’hui la course au pouvoir, la course à la complexité.

Les hommes ?

Nous, les hommes, avec notre cerveau hypertrophié, nous sommes les objets qui ont gagné la course qui représente le chef-d’œuvre local de la complexité.

Mais qu’est-ce que nous avons fait de cette richesse extraordinaire ?

Nous en avons fait de la capacité à regarder le monde autrement. Nous avons inventé la science, nous avons inventé la technique, qui a changé le monde. Nous avons appliqué la fameuse phrase de la Bible où on entend le créateur dire à toutes les espèces : « Remplissez la terre ». Mais à une seule espèce, il dit en plus une phrase extraordinaire : « Soumettez-la.» Oui, nous sommes le morceau d’univers qui peut soumettre un morceau d’univers : la terre toute entière.

Alors, qu’allons-nous faire ?

Ce que nous avons inventé de plus extraordinaire, et on ne le dit pas assez, c’est d’avoir inventé demain. Demain, c’est l’obsession des hommes. Or demain n’existe pas. Il existera peut-être et nous le croyons. Nous avons vu le soleil se coucher, on a pensé que demain il allait se lever à nouveau, mais c’est une idée bien étrange. Aucun animal ne l’a eue. Nous, nous l’avons eue

Nous avons inventé demain, par conséquent, nous avons perdu le présent et nous avons, à propos de ce demain, à la fois des angoisses et des espoirs, et je crois que l’on pourrait définir l’homme comme le morceau d’univers qui sait que demain existera, ou qui le croit. Je le crois toujours, et je l’ai toujours cru et, à chaque fois, j’ai eu raison. Cela ne veut pas dire que la probabilité que demain existe est égal à 1. Elle est égale à 0,999. Elle est très grande, mais pas tout à fait égale à 1.

Oui, c’est comme cela un homme, et à partir du moment où j’ai inventé demain il me faut le remplir ce demain. Alors, je le remplis d’angoisses, j’ai très peur. Mais je peux aussi le remplir d’espoir, et ce que l’on constate c’est qu’être un homme et ne pas avoir d’espoir, c’est invivable, c’est insupportable. Or, il apparaît que nous sommes dans une société aujourd’hui en train de priver d’espoir des quantités de gens.

J’étais à une réunion de chômeurs, il y a quelques semaines :

Ces gens-là sont des gens à qui l’on dit qu’ils sont en trop. Comment voulez-vous qu’ils l’acceptent ? Être en trop, c’est être quelqu’un qui n’a pas de rôle, qui n’existe pas pour les autres, qui n’a pas le droit d’avoir un espoir. Il faut lui dire : si la société t’enlève un espoir, c’est que la société est mal faite et tu as le devoir et j’ai le devoir de la transformer. J’ai le devoir de la détruire si elle est capable de te détruire.

C’est cela que j’ai en face de moi comme idée lorsqu’on parle de la mondialisation. J’ai à faire un monde où tout homme, sans aucune exception, a le droit d’avoir de l’espoir. Et j’appartiens à une société qui est en train, à l’intérieur d’elle-même, alors qu’elle est d’une telle richesse fabuleuse, de créer de la misère et de la désespérance. C’est donc à changer

Je veux bien mondialiser, mais à condition que ce soit à partir d’une certain projet pour l’homme, partant de ce regard lucide sur l’homme : oui, je suis la merveille et il faut en tenir compte. Cette mondialisation, on l’a commencé en permettant au commerce d’être libre, mais mettre le mot libre, qui est un mot merveilleux, à côté du mot commerce, vraiment, est-ce que ce n’est pas ravaler la liberté à la possibilité, simplement d’échanger ? La fameuse liberté du renard dans le poulailler qu’évoquait monsieur tout à l’heure en évoquant l’État le plus puissant qui veut imposer sa liberté à lui.

Est-ce que c’est acceptable pour les autres ?

Non, le mot liberté veut quand même dire autre chose que la liberté de commercer, d’autant plus que, simultanément, les États qui se font une gloire d’ouvrir leurs frontières aux marchandises estiment nécessaires de fermer leurs frontières aux hommes

Il faut vraiment imaginer quelques chose de très différent. Cette imagination n’est pas facile, d’accord, et j’avoue que le monde, la planète entière, c’est un peu difficile pour moi. Alors je vous propose, comme le font toujours les gens qui, ayant à faire un gros avion, commence par en faire un petit, un gros bateau, commence par faire un petit bateau, je vous propose une petite mondialisation, c’est-à-dire une mise en commun qui ne soit pas au niveau de la planète parce que c’est un peu grand. Mais faisons déjà un essai plus petit, et pourquoi pas le faire sur un morceau de planète que nous avons tous à cœur et qui est un endroit où on pourrait avoir réellement des chances que ça marche bien : c’est endroit, c’est la Méditerranée

Autour de la Méditerranée, il y a des hommes (aujourd’hui 400 millions) : 175 millions appartiennent aux quatre pays de l’Union européenne (Grèce, Italie, France, Espagne), 175 millions qui sont très riches (19 000 dollars par personne et par an de revenus), et 225 millions (les autres) qui ont 19 000 dollars de revenus par an (exactement 10 fois moins). Dans trente ans, dans une génération, les 175 millions seront toujours 175 millions et seront de plus en plus riches, et les 225 millions seront devenus 350 millions et seront très probablement de plus en plus pauvres

Imaginez l’État de la Méditerranée quand on en sera là, dans trente ans. Alors, actuellement, on a une solution : on bloque, on ferme, on met un mur. Ce n’est pas le mur de Berlin, ce n’est pas un mur en béton, c’est un mur avec des visas, des papiers et ces papiers empêchent les gens de passer

Est-ce que ça peut résoudre le problème de la tension entre ces deux rives de la Méditerranée ? Cela durera peut-être trente ans, peut-être un peu plus, mais tous les murs s’effondrent un jour et, quand celui-là s’effondrera, les problèmes que nous aurons laissés à nos enfants seront devenus insolubles. Alors, nous n’avons pas le droit de leur jouer ce mauvais tour. Il faut dès maintenant, essayer de créer une communauté autour de cette Méditerranée. Pourquoi là ? Parce que nous avons en commun tellement de choses, nous autres, les Méditerranéens. On est tous des enfants d’Akhenaton, ce pharaon étonnant qui a inventé le monothéisme ; et, qu’on soit athée, musulman, chrétien ou juif, on est monothéiste d’une certaine façon. Alors, du coup, nous avons un point de départ merveilleusement commun pour créer ce que nous avons appelé avec quelques amis : la « Communauté culturelle méditerranéenne ».

On a bien osé faire la « Communauté économique européenne » ; d’accord, elle fonctionne plus ou moins bien. Mais ce qui est important, ce n’est pas l’économie. Les partages des biens, ça compte, mais ça n’est pas l’essentiel. Nous voulons être plus que des consommateurs et des producteurs, nous voulons être des hommes qui réfléchissent, qui font des projets et, par conséquent, qui ont une culture : alors mettons en commun nos cultures. Mettre en commun, ça ne veut pas dire uniformiser, mais ça veut dire rencontrer, faire dialoguer, et j’imagine : cette CCM, qui vaut bien la CEE, pourquoi ne pourrait-on pas la mettre en place ?

Il faut un acte politique et j’en profite, j’ai des hommes politiques à côté de moi, et je leur dis : vous avez accepté la CEE il y a quarante ans. Pourquoi ne pas, maintenant, promouvoir la CCM, vous arranger pour que peu à peu des choses soient mises en commun, en particulier ce qui est le plus important : la mise en commun du système qui fabrique les hommes réellement ? Nous avons été fabriqués par des gènes, mais nous avons surtout été fabriqués par des rencontres, et les rencontres, ont les fait essentiellement à l’école. Alors, pourquoi ne mettons-nous pas en commun le système éducatif de tous les pays méditerranéens ? Pourquoi ne dirait-on pas au français : on va augmenter vos impôts, cela permettra de payer les salaires des institutrices égyptiennes, marocaines ou palestiniennes ? Ils diront non et ils auront tort, et si les hommes politiques sont courageux, ils leur diront : si, vous devez accepter, non pas des sacrifices qui permettront de remettre la machine économique en marche, c’est dérisoire, mais quelques sacrifices qui vous permettront de créer ce dialogue avec tous les hommes de la Méditerranée. Ce sont des hommes, comme nous, qui sont des méditerranéens, comme nous. Alors voilà un beau projet. Et je crois qu’en l’espace de vingt ou trente ans, on pourrait la créer, cette CCM … et la leçon qu’on en tirerait permettrait de créer la communauté des hommes de la terre

Il faudra bien en arriver là, mais ne parlons pas de mondialisation lorsqu’on parle de commerce. Il s’agit de mondialisation quand il s’agit de liberté, de la création des hommes les uns par les autres, quand il s’agit de rencontres. Cela permettrait vraiment de créer un univers que je voudrais pour mes petits-enfants

Pour compléter mon intervention et pour réagir aux propos de la salle, j’insisterai volontiers sur la situation de la démocratie.

Nous avons tous l’impression que la démocratie a été peu à peu vidée de son contenu. On continue à aller voter pour des gens, mais ils nous disent eux-mêmes qu’ils n’ont de pouvoir que sur des détails puisqu’ils estiment qu’ils doivent eux, respecter des lois qui leur sont supérieures, qui sont les lois des marchés financiers. Personnellement, par exemple, j’ai entendu mon nouveau président me dire un certain mois de juin qu’il fallait que la France soit indépendante et que, pour cela, il avait besoin d’une bombe atomique

Bon, j’admets son raisonnement, éventuellement. Et puis, quelques mois plus tard, je l’ai entendu me dire que la France ne pouvait pas être indépendante parce que les marchés financiers l’empêchaient, lui qui était plein de bonne volonté, de tenir les promesses qu’il avaient faites. Alors je me suis dit que j’avais tort d’être contre la bombe atomique puisque, grâce à elle, on allait pouvoir envoyer une bombe sur Wall Street, sur Francfort et sur la banque de Tokyo, et ça allait nous permettre d’être indépendants. Il ne l’a pas fait, c’est donc un manque de cohérence dans son raisonnement. Il fallait aller jusqu’au bout. A quoi sert d’avoir un moyen brutal d’être indépendant si, quelques mois plus tard, on dit : je ne suis pas indépendant parce qu’il y a des gens qui sont supérieurs à moi ? Et je n’arrive pas à comprendre que des démocraties soient dirigées par des gens privés des pouvoirs de gérer la monnaie

Qui est le plus important ? Le directeur de la banque de France ou le premier ministre ? Cela devrait être le premier ministre, mais il s’est volontairement dépossédé de tout pouvoir sur le directeur de la banque de France. Autrement dit, on a vidé la démocratie de son contenu, et je vais voter pour des gens qui sont moins puissants que ceux pour qui je ne vote pas, dont je ne sais même pas comment ils ont été nommés et qui sont les grands financiers internationaux ou nationaux. Il y a là, je crois, une perte de prise sur la réalité, de façon souterraine, chacun le sent bien …

Pour terminer et pour répondre aux questions qui ont été posées sur la CCM, je voudrais brièvement en préciser certains aspects.

Ce projet de la CCM, bien sûr, ne doit pas être bloqué sur le mot « culture », mais il était là pour montrer que ça n’était pas une communauté économique comme la Communauté européenne et que l’économie est au service de la culture et non l’inverse

Comment peut-on essayer de faire entrer l’idée de la CCM? L’essentiel, encore une fois, c’est par l’éducation. Il faudra que ça soit peu à peu généré, que ça émerge du peuple, mais il faudra aussi qu’il y ait des structures. Il faudra probablement qu’il y ait les 2 aspects. J’espère qu’il y aura des hommes politiques qui essaieront de diffuser cette idée de la CCM, que l’UNESCO prendra à cœur de la mettre en place, mais il faut simultanément qu’il y ait des mouvements populaires qui, progressivement, la construisent.

Toute l’équipe qui s’est passionnée pour ça, notamment à Aubagne, il y a un peu plus de deux ans, a diffusé un passeport de la Méditerranée, un passeport de la CCM, magnifique, qui correspond à un engagement de vous considérer comme méditerranéen, ce qui n’empêche pas de vous considérer aussi comme français : « Ce que je suis, c’est français, donc méditerranéen, je suis aussi au passage européen. »

L’idée de l’appartenance à une collectivité méditerranéenne pourrait se développer dans les esprits, à condition que le système éducatif prenne ça à cœur.

Si l’histoire des Croisades était enseignée de la même façon dans tous les pays méditerranéens, on ferait déjà un pas considérable. Il faudrait que le chapitre « Guerre des Croisades » soit écrit un beau jours par des gens qui viennent de tous les pays méditerranéens et que l’on traduise ce texte rigoureusement dans toutes les langues de ces pays. On saurait au moins, tous, qu’au moment des Croisades on allait pas, nous les français, apprendre à vivre à « ces sauvages » qui étaient en face. C’est comme ça que je l’ai appris. Je sais maintenant que ça n’était réellement pas exact.

NB1 :

Certes encore, au fil du temps et pour reprendre les propos pessimistes d’Elisabeth Roudinesco (présente à ce colloque d’avril 1997) : « avec la pensée unique, la mondialisation et la transformation de l’homme en objet et en marchandise, nous devons nous interroger sur la place du sujet qui semble complètement perdu dans ce monde où tout est économique … je vois bien la catastrophe vers laquelle on se dirige si on ne résiste pas, mais je ne vois pas bien comment maintenir un universel du genre humain, c’est à dire un sujet humain dans un monde mondialisé, et la nécessaire différence des cultures ? … comment, face à la contre-partie de cette horreur économique, telle que désignée par Viviane Forester dans son dernier livre, « vivre ensemble » sans se replier sur le communautarisme ? … quels sont les moyens pour résister à cet enfermement ? … comment mobiliser l’utopie en restant réaliste ? ».

NB2 :

Certes encore, au fil du temps et pour reprendre les propos pessimistes d’Elisabeth Roudinesco (présente à ce colloque d’avril 1997) : « avec la pensée unique, la mondialisation et la transformation de l’homme en objet et en marchandise, nous devons nous interroger sur la place du sujet qui semble complètement perdu dans ce monde où tout est économique … je vois bien la catastrophe vers laquelle on se dirige si on ne résiste pas, mais je ne vois pas bien comment maintenir un universel du genre humain, c’est à dire un sujet humain dans un monde mondialisé, et la nécessaire différence des cultures ? … comment, face à la contre-partie de cette horreur économique, telle que désignée par Viviane Forester dans son dernier livre, « vivre ensemble » sans se replier sur le communautarisme ? … quels sont les moyens pour résister à cet enfermement ? … comment mobiliser l’utopie en restant réaliste ? ».

NB3 :

Et cette catastrophe que les acteurs clairvoyants (résistants ou non) pressentaient depuis 1993, s’est bel et bien produite brutalement en septembre 2008, tel un château de cartes qui n’en finit pas de s’effondrer. En 2014 , l’Europe agite son impuissance devant les guerres et les terrorismes qui déstabilisent l’ordre établi en se manifestant un peu partout, compris d’avoir contribué à créer un vaste cimetière au milieu de cette même méditerranée.

NB4 :

C’est la raison pour laquelle, l’association Marathon JOB- EUROPA propose de démarrer simultanément « une TRANS-EUROPA », vers l’Europe du Nord, au départ de Lille , et « une CIRCUM- MEDITERRANEA », vers l’Europe du Sud, au départ de Marseille, pour entraîner les réflexions, les hommes et contribuer à essayer de recréer un renouveau de « cohésion sociale », à l’échelle des enjeux européens, et de l’activité « autrement », par le biais de l’économie sociale et solidaire.

Albert Jacquard

Mini bio

Albert Marie Joseph Jacquard (23/12/1925 – 11/09/2013) était un chercheur et essayiste français spécialisé en génétique des populations.

Il a été directeur de recherches à l’Institut national d’études démographiques, membre du Comité consultatif national d’éthique, conférencier et auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique.

Son discours humaniste est destiné à favoriser l’évolution de la conscience collective.

Président d’honneur de l’association Droit au logement et du Comité radicalement anti corrida, il fut aussi membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la décennie de la culture de paix et de non-violence.

De septembre 2001 à juillet 2010, il animait une chronique radiophonique quotidienne sur France Culture.

Il est également connu pour ses engagements civiques, parmi lesquels la défense du concept de la décroissance soutenable, le soutien aux mouvements du logiciel libre, à la langue internationale espéranto, aux laissés-pour-compte et à l’environnement.

Marathon Job-Europa

Nous sommes une association de sport‑emploi. Notre communauté inclus à la fois des professionnels de l’entreprise, des acteurs du développement et des particuliers. Nous militons pour le droit à l’emploi et nous proposons de vraies solutions pour gérer la problématique migratoire méditerranéenne de manière durable et dans l’intérêt de toutes et de tous.

Découvrez le projet en vidéo

  • Vidéo 1
  • Vidéo 2
  • Vidéo 3

1. Une action pour ne plus supporter l'insupportable en Méditerranée :

3. Avec le "pouvoir d'agir citoyen" et l'économie solidaire :

Suivez-nous

Articles récents

La fabrique du consensus

La première réunion de la Fabrique du consensus et de collaboration partenaire pluri-disciplinaire se tiendra le vendredi 27 septembre 2019,

Lire la suite

Acteurs Méditerranée

Rejoignez-nous et devenez vous aussi des acteurs de la méditerranée en participant à la Circum‑Mediterranea, pour un sursaut économique euro-méditerranéen

Lire la suite

Vous voulez être acteur de la méditerranée ?

Association Marathon Job-Europa
Gabriel Delicourt
06 42 82 27 10
gabriel.delicourt@circum-mediterranea.org
Jean-Michel Segard
06 21 65 72 27
jm.segard@circum-mediterranea.org

Adresse
8 rue de l’hôtel de ville
17400 St-Jean d’Angély

EnvoyeZ NOUS un message